Comme une bombe à retardement
Le jour approche avec le temps
Le temps qui passe et se joue des gens
Comme les vents s'amusent en soufflant
Et comme l'eau creuse en rigolant
Son lit tourné vers l'océan
Le pauvre homme se dit en marchant
Hier déjà c'était avant

C'était avant... C'était avant...

Quand on avait encore le temps
D'avancer en se retournant
Pour voir au loin s'il ne reste pas
Un je ne sais quoi qui traînerait là
Abandonné par nos aînés
Pour nous aider à nous guider
Dans ces couloirs mal éclairés
Réussir seul à se trouver
Trouver l' temps long et s'en aller
Chercher ailleurs ce dont on rêvait
Mais c'est partout les mêmes mesures
Et c'est partout les mêmes ennuis
Partout ce sera les mêmes blessures
Partout y'aura les mêmes envies
A toi de savoir quelle importance
Tu accorderas à la jouissance
Mais qui sera à tes côtés
Quand le temps t'aura rattrapé

Toute chose coule et le lit du fleuve lentement se rouille
Dans cette épreuve face au temps les grincements
Les grincements se font plus perçants plus stridents
A chaque passage au gré de l'âge au cours de l'eau
Le mauvais temps n'est rien qu'un souvenir de plus
Ca fait si longtemps qu'il n'a pas plu
Mais l'eau coule inexorablement s'écoule
Et le lit du fleuve lentement se rouille

La mer s'enfuit face au fleuve qui avance
Ses bateaux à moteur ses bateaux à vapeur
Ses bateaux à voile ses canots ses plongeurs
Tous aussi avancent
Mais c'est fini la mer s'enfuit
Et tous là sont perdus sous les draps
Du lit du fleuve qui lentement se rouille
Dans cette épreuve face au temps
Les grincements se font plus stridents
Les grincements se font plus stridents